Mes chers gourmands, aujourd’hui je vous emmène dans mes souvenirs d’enfance chez ma grand-mère Lucette, dans le Vieux-Lyon. Son coq au vin était légendaire dans le quartier, mais franchement… un peu lourd pour nos estomacs modernes !
Il y a trois ans, j’ai décidé de revisiter cette recette emblématique en gardant toute son âme lyonnaise, mais en l’allégeant intelligemment. Le secret ? Remplacer une partie du beurre par un bon bouillon de volaille maison et jouer sur les aromates. Croyez-moi, même les puristes y trouvent leur compte !
Mes ingrédients de choix

- 1 poulet fermier de 1,5 kg (découpé en 8 morceaux) – je recommande ceux de la ferme Reverchon près de Lyon
- 750 ml de Côtes-du-Rhône (gardez-en un verre pour le chef !)
- 200 g de lardons fumés découennés
- 300 g de champignons de Paris et quelques cèpes si c’est la saison
- 20 petits oignons grelots
- 3 carottes moyennes
- 3 gousses d’ail
- 1 bouquet garni (thym, laurier, persil)
- 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
- 1 cuillère à soupe de farine
- 300 ml de bouillon de volaille maison
- Sel, poivre fraîchement moulu
Ma méthode pas à pas
Étape 1 : La veille, faites mariner les morceaux de poulet dans le vin rouge avec le bouquet garni. Mon petit secret : j’ajoute une carotte râpée dans la marinade, ça apporte une douceur incomparable.
Étape 2 : Le jour J, égouttez soigneusement le poulet (gardez la marinade précieusement !). Dans une cocotte en fonte – la mienne me vient de ma formation à l’Institut Paul Bocuse – faites revenir les lardons sans matière grasse jusqu’à ce qu’ils rendent leur graisse.
Étape 3 : Retirez les lardons et faites dorer les morceaux de poulet dans la graisse des lardons avec un filet d’huile d’olive. Voilà comment on évite le beurre ! Comptez 5-6 minutes de chaque côté pour une belle coloration.
Étape 4 : Ajoutez les oignons grelots et les carottes coupées en tronçons. Laissez-les prendre des couleurs, c’est là que ça sent bon dans la cuisine !
Étape 5 : Saupoudrez de farine, mélangez bien, puis versez progressivement la marinade filtrée. J’ai appris ce truc d’un vieux chef : versez en trois fois en grattant bien le fond entre chaque ajout.
Étape 6 : Ajoutez le bouillon de volaille, les champignons et remettez les lardons. Portez à ébullition puis laissez mijoter à feu doux 45 minutes à couvert.
Mon conseil de chef
La clé d’un coq au vin réussi, c’est la patience ! Ne soyez pas tenté d’augmenter le feu. Et surtout, goûtez régulièrement en fin de cuisson pour ajuster l’assaisonnement. Personnellement, j’aime ajouter une pointe de miel de Châtaignier du Pilat dans les 10 dernières minutes – ça équilibre parfaitement l’acidité du vin.
Côté nutrition
Avec ma version allégée : environ 380 kcal par portion, 35g de protéines, et beaucoup moins de matières grasses saturées que la recette traditionnelle. Le vin rouge apporte ses antioxydants, et les légumes leurs fibres et vitamines.
Question budget
Comptez environ 4,20€ par personne – c’est raisonnable pour un plat de fête ! Le secret pour économiser : achetez votre poulet directement chez un producteur local, et n’hésitez pas à demander à votre boucher de le découper.
Mes suggestions d’accompagnement
Personnellement, j’adore servir ce coq au vin avec des pommes de terre grenaille simplement vapeur et persillées. Mais une purée de céleri-rave, c’est divin aussi ! Et pourquoi pas quelques haricots verts de saison ? L’important, c’est que ça reste simple pour laisser le plat principal briller.
Bon appétit, et n’hésitez pas à me raconter vos expériences en commentaires !